LES PERVERS NARCISSIQUES – LE CONTROLE COERCITIF

Voici la définition du contrôle coercitif selon la CAF :

« Le contrôle coercitif dépasse la violence physique visible. Il s’agit d’un processus d’emprise mentale qui repose sur la domination, l’intimidation, l’isolement, la surveillance et la dévalorisation. L’agresseur vise à priver la victime de sa liberté, de ses ressources (financières, sociales, affectives) et de sa capacité d’agir. […] Elle peut s’exercer à travers :

• l’isolement progressif (rupture des liens sociaux, familiaux)

• des manipulations qui ébranlent la perception de la réalité

• la régulation du quotidien de la victime (tenue, emploi du temps, finances…).

La victime perd peu à peu confiance en elle, doute de ses perceptions, et développe une forme de soumission psychique, souvent renforcée par la peur des représailles, y compris après une séparation (via les enfants, les procédures judiciaires, les droits parentaux). »

Les pervers narcissiques (PN) sont particulièrement doués pour exercer ce contrôle coercitif sur leur victime. Les PN déploient trois émotions en priorité : la haine, la colère et la jalousie.

Ainsi, une cliente de Me Chevallier s’est vue totalement contrôlée par son conjoint : il l’avait coupée de ses amis et de sa famille ; il contrôlait chacune de ses sorties, au point qu’elle n’allait à la piscine par exemple que lorsqu’il était en déplacement ; il contrôlait son argent ; il l’intimidait constamment avec sa jalousie, avec ses menaces de se pendre si elle le quittait ; et enfin il instaurait un climat de peur en jetant notamment des objets dans la pièces, en donnant des coups de poings dans les murs, etc.

Elle avait porté plainte pour violences psychologiques par conjoint. Il a été poursuivi devant le Tribunal correctionnel de PERIGUEUX.

Maître Catherine CHEVALLIER l’a représentée à l’audience et a obtenu la condamnation du conjoint. Bien sûr, il a fait appel.